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Published on octobre 19th, 2018 | by Rebekka Laird

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Une union Franco-américaine Scintillante: Une mariée américaine et un époux français…

Lorsque mon mari Loïc et moi nous sommes rencontrés, je ne m’attendais à tomber amoureuse d’un français. Je ne parlais pas le français, je n’avais jamais visité la France et ne supportais pas l’idée d’une relation à longue distance, en particulier avec un décalage horaire de six heures. Après six ans, d’innombrables visites et un complexe, exaspérant processus de demande de visa, nous avons surmonté avec succès les difficultés pour créer notre propre union franco-américaine.

Nous nous sommes rencontrés en 2012 comme beaucoup de Milléniaux le font ces jours-ci, sur un site de rencontres en ligne. Il fut si facile pour nous de nous repérer l’un l’autre sur OkCupid et d’envoyer un message numérique. La technologie a été un grand égalisateur ces dernières années, nous permettant de rencontrer aussi facilement quelqu’un en bas de la rue que n’importe où dans le monde. Notre relation dépendait de la technologie, étant donné que nous utilisions Skype  pour vidéo-chatter  le soir alors que nous étudiions tous les deux pour nos examens, et WhatsApp pendant la journée pour envoyer des messages. Nous comptons toujours sur ces outils pour communiquer avec famille et amis en Europe grâce au clic d’une souris.

Trois jours après avoir reçu nos diplômes de l’Université, au printemps 2013, nous nous sommes rencontrés en personne à Paris. J’avais voyagé seule pour rencontrer un étranger, dans un pays où je me sentais étrangère et plus qu’un peu perdue. Avec le recul, c’était une folie! Mais j’avais développé un lien avec une personne avec qui j’avais parlé tous les jours, et au travers de la nervosité, il y avait de l’anticipation et de l’amour. Je me suis retrouvée vivant en Autriche pendant un an, voyant Loïc pendant les vacances, et je rencontrai sa famille, ce qui nous fit découvrir de nouveaux défis.

Comme je l’ai mentionné, je ne parlais pas le français à l’époque. Je travaillais en Autriche, concentrée sur l’amélioration de mon allemand, pas vraiment prête à apprendre une autre langue. Lorsque je rendais visite à sa famille proche, je n’avais généralement pas trop de problèmes, mais le reste de sa famille ne parlaient pas anglais. Alors que Loïc et sa sœur servaient souvent d’interprètes, la plupart de mes interactions avec ses grands-parents consistaient à se sourire l’un à l’autre nerveusement. Jusqu’à ce jour, je me sens nerveuse avec mon français, et suis très intimidée de parler devant eux.

À l’automne 2014 quand mon contrat fut terminé, je rentrai aux États-Unis. De nouveau, nous comptions sur la technologie pour rester en contact et commencions à mettre de l’argent de côté pour voyager. Être éloignés était insupportable pour une période aussi longue, et nous avons donc commencé à explorer toutes les possibilités pour nous réunir. Devrais-je vivre en France et demander un permis de travail ? Devrait-il chercher un  emploi aux Etats-Unis ? Nous nous sommes posé ces questions sans cesse, jusqu’en octobre 2015, quand il m’a demandée en mariage.

En 2015, il y a eu plus de 35 000 visas de type K-1 délivrés. Connu en tant que le « Visa de fiancé(e) », ce document permet à un citoyen américain de faire venir leur partenaire aux Etats-Unis pour se marier. En utilisant des sites tels que VisaJourney.com, nous avons rapidement rejoint les autres postulants pour élaborer un dossier de preuves que nous étions vraiment amoureux. Ceci inclut des captures d’écran de conversations, des copies de billets d’avion et de train, les données de nos appels sur Skype et de nombreuses photos de nous ensemble à travers l’Europe. Chacun de nous dut signer une « lettre d’intention » d’épouser l’autre, ce qui amoindrit un peu notre romance à l’époque, mais contribua à établir notre cas. Depuis 2015, beaucoup de choses ont changé. Plus de couples demandent le visa de K-1, et plus reçoivent un refus. Nous avons réussi, mais un article récent par le Center for Immigration Studios affirme que, « pendant l’année fiscale 2016, l’USCIS a approuvé 90,5 % des pétitions reçues ; puis pour l’année fiscale 2017, qui pour la plupart était sous l’administration de Trump, ce chiffre est tombé à 66,2 %. » Si vous envisagez de demander un tel visa, il pourrait être utile d’engager un avocat pour guider vos démarches et vous assurer que vous ne manquez pas quelque chose de critique.

Si vous avez déjà vu l’émission « 90 days fiancé », vous savez avec quelle échéance nous avions affaire. Nous avons eu 90 jours à compter de son arrivée aux Etats-Unis pour nous marier. Nous  avons eu un mariage simple au Palais de justice suivi par un dîner dans un bistro français à proximité. En septembre 2018, nous avons célébré en France avec beaucoup de nos êtres chers, lors d’une affaire de deux jours, ce qui est typique de la culture. J’ai appris La Bise à mes amis et ma famille, célébré avec champagne et mini-galette et dansé jusqu’à l’aube.

Et maintenant? Eh bien, si nous décidons un jour d’avoir des enfants, nous voulons qu’ils parlent le français. Si cela signifie les envoyer à une école d’immersion en français ou à la maison de leurs grands-parents chaque été, nous le ferons. En attendant, nous allons continuer de travailler sur mon français et à faire des crêpes le week-end.

Cet article a été traduit en français par Sandrine Sweeney.


About the Author

Rebekka is 23 years old from Washington, DC and has lived in Paris and Vienna for the past year. She speaks English and German, and is slowly but surely learning French in Paris. Before that, she studied International Affairs and Political Science at James Madison University, and hopes to get her Master's in European Studies in the next few years. She enjoys travelling, reading, and cooking with her partner and French tutor, Loïc.



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