Interviews

Published on juillet 23rd, 2017 | by Isabelle Karamooz, Founder of FQM

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Un bon moment en perspective : la société Astel propose des locations de vélos et de barques ainsi que de petites voitures électriques adaptées à la découverte du parc de Versailles

 

French Quarter Magazine : Bonjour Monsieur Biglary

Mahmoud Biglary : Comme vous le savez nous sommes ici à la « petite Venise » au grand canal dans le parc du château de Versailles. C’est un ensemble qui recouvre 780 hectares. Nous louons des barques sur le grand canal qui fait 1 km à peu près et un parcours de 7 kms. Ces barques que vous voyez sur le grand canal sont en location pour les touristes et les visiteurs qui viennent de partout, elles sont à disposition, nous sommes ouverts tous les jours, 7 jours sur 7 actuellement de 10h à 18h45. Les barques peuvent accueillir jusqu’à 4 personnes, elles sont très agréables. C’est facile de ramer sur le grand canal lorsqu’il y a les grandes eaux, avec une vue sur le château et les jardins d’où vous pouvez voir l’ensemble des activités. Nous avons également des locations de vélos et de véhicules électriques que vous voyez circuler dans le parc, ce sont des véhicules écologiques. Nous allons monter à bord d’une barque, nous promener et vous allez voir comment ça se passe.

French Quarter Magazine :  C’est parti !

Location de barques. Photo de French Quarter Magazine.

Mahmoud Biglary : Ce sont des barques en polyester étudiées et faites sur mesure pour nous la société Astel, par des constructeurs spécialisés, avec des dimensions particulières, une certaine structure, des lignes spécifiques, à double coffres pour des raisons de sécurité, c’est un bateau très léger facile à manœuvrer.

French Quarter Magazine : Vous avez l’air de savoir bien ramer, comme si vous aviez fait ça toute votre vie !

Mahmoud Biglary : Ça fait trente ans que je fais ça, comme vous le voyez tout a été fait pour que les gens puissent ramer très facilement. Là, nous sommes sur le grand canal, comme vous pouvez le voir derrière nous, le canal est en forme de croix, un peu à droite vous avez une vue magnifique sur le grand Trianon de l’autre côté vous en avez une sur le château.

French Quarter Magazine : Pouvez-vous nous parler de l’immense structure que l’on voit ?

Mahmoud Biglary : Chaque année il y a des expositions, celle-ci elle est d’Olafur Eliasson.

French Quarter Magazine : Présentez-nous votre société Astel Versailles, votre équipe. Quelle est sa mission ?

Mahmoud Biglary : Nous sommes présents dans le parc du château depuis près de 30 ans. J’ai commencé cette activité quand j’étais étudiant. Avec des amis, nous avons commencé avec les vélos, ensuite les barques, et les voitures électriques. C’est une équipe d’une trentaine de personnes pendant la haute saison et entre quinze et dix-sept personnes en basse saison. Pour les vélos nous sommes fermés en décembre, janvier, pour les barques de novembre à février inclus. Pour les voiturettes électriques nous sommes fermés un mois seulement en janvier. Hormis cette période nous sommes ouverts tout le temps.

French Quarter Magazine : Etes-vous le fondateur d’Astel Versailles ? En quelle année avez-vous créé votre entreprise ?

Mahmoud Biglary : Oui. Ça a été fait sous plusieurs formes au début, avec des autorisations simples d’abord, et depuis une vingtaine d’années sous formes de sociétés, maintenant nous sommes plus nombreux qu’au départ et un peu plus structurés.

French Quarter Magazine : D’où vient le nom de votre société ?

Visite des Bosquets. Photo de French Quarter Magazine.

Mahmoud Biglary : Astel signifie : «  Activités Sportives Touristiques et de Loisirs.»

French Quarter Magazine : Quel constat avez-vous fait à l’époque de sa création ? Y avait-il une demande ?

Mahmoud Biglary : Au départ, il n’y avait pas vraiment beaucoup de demande, le vélo c’était tout nouveau par rapport à aujourd’hui, les commerces de vente de vélos plus rares, ce n’était pas quelque chose de répandu à l’époque ; lorsque nous avons commencé à mettre quelques vélos en location, l’accueil a été très favorable, les gens venaient de partout, Paris, Saint Germain, des communes alentours pour venir faire du vélo à Versailles. Après, il y a eu beaucoup de touristes italiens, espagnols etc… Je travaille actuellement avec beaucoup de groupes étrangers, en Europe et aux Etats Unis. Il y a beaucoup de groupes américains qui viennent régulièrement pour réserver et louer des vélos. Nous travaillons avec des tours-opérateurs et nous avons une clientèle « stable » depuis une vingtaine d’années.

French Quarter Magazine : Avez-vous beaucoup de demande pour la location de barques sur le grand canal ?

Mahmoud Biglary : Pour les barques ce sont beaucoup plus des locations individuelles. Nous n’avons que quelques groupes qui viennent régulièrement comme vous avez dû le remarquer, souvent les gens viennent et quand il fait beau, ils louent spontanément des barques. Pour les véhicules électriques c’est pareil, quand les gens sont sur place, ils ont envie de se promener et ou de ne pas beaucoup marcher, ils louent des voitures.

French Quarter Magazine : L’artiste qui a créé la sculpture que vous voyez voyez derrière nous est d’Olafur Eliasson. C’est un danois qui a vécu son enfance en Islande.

French Quarter Magazine : Là, vous allez nous parlez des bosquets.

Visite des Bosquets en voiture électrique. Photo de French Quarter Magazine.

Mahmoud Biglary : Je vais vous donner juste une vue d’ensemble. Vous voyez le plan, nous sommes ici à la « petite Venise » à la tête du grand canal où vous avez toutes les activités : vélo, barques, voiturettes électriques, mais aussi restaurants, petit train. De ce côté, après cette grille, vous avez tous les bosquets et les jardins du château. Il faut vraiment beaucoup de temps pour visiter chaque bosquet, chaque parterre, le grand canal en forme de croix, le parcours d’environ 7 km, le grand Trianon, le petit Trianon, le domaine de Marie-Antoinette. La plupart des visiteurs quand ils viennent pour la première fois vont vers le domaine de Marie-Antoinette et reviennent sur le parc pour retourner au château.

French Quarter Magazine : Vous allez me montrer le local à vélos. C’est donc là que se présentent les visiteurs pour les locations ?

Mahmoud Biglary : Oui, les vélos et également les véhicules électriques que vous voyez.

French Quarter Magazine : Est-ce qu’il est obligatoire de réserver à l’avance ?

Location de vélos. Photo d’Astel Versailles.

Mahmoud Biglary : Non, ce n’est pas une obligation, de toute façon il n’y a pas de réservation pour les « individuels. » Par contre, pour les groupes on conseille de réserver.
Il y a un point accueil avec une billetterie informatisée. On prend un ticket, on règle en fonction de la durée de location et on laisse une pièce d’identité jusqu’au retour du véhicule.
Le stock de vélos que vous voyez derrière nous est en attente, au cas où des groupes n’auraient pas réservés et qui souhaitent avoir un vélo sans trop attendre. Ce sont des vélos de très grande qualité fabriqués par Cycle Europe, un grand constructeur qui regroupe plusieurs marques.
Nous louons également des tandems, des vélos électriques et des sièges pour enfants.

French Quarter Magazine : Je vous suis pour aller visiter les bosquets maintenant.

Location de voitures électriques. Photo de French Quarter Magazine.

Mahmoud Biglary : Ici, vous êtes devant un véhicule électrique pour les gens qui veulent visiter le parc et les jardins du château. Comme vous voyez, ils sont prévus pour quatre personnes, avec une vitesse règlementée et régulée à 10 km heure avec un certain nombre de consignes de sécurité. On demande un permis de conduire, 24 ans (âge minimum) pour le conducteur, pas d’enfant au volant. Il existe un plan du circuit autorisé. En dehors du circuit balisé, le véhicule s’arrête automatiquement ; chaque véhicule est numéroté. Comme je vous l’ai dit, c’est un véhicule électrique qui roule très lentement avec double système de sécurité avec contrôle de vitesse même dans les descentes, un frein moteur, un audio disque en 8 langues : français, anglais, espagnol, italien, russe, chinois, japonais, disponible en fonction de la demande de chacun.

French Quarter Magazine : Combien avez-vous de visiteurs par jour ?

Mahmoud Biglary : C’est très variable en fonction du temps de la météo et de la réservation des groupes et d’éléments que nous ne contrôlons pas. Ca peut aller de 10 véhicules à l’ensemble du parc disponible qui est de 40 véhicules. Le weekend, nous avons souvent plus de monde que la semaine. Le lundi encore moins de monde puisque le château est fermé.

French Quarter Magazine : Quel est le pourcentage des différentes nationalités parmi vos visiteurs ?

Mahmoud Biglary : Je ne sais pas, je pense que ça reflète le pourcentage de gens qui viennent visiter le château. Je sais que nous avons beaucoup d’Européens, un peu moins d’Asiatiques, Japonais, Coréens, que les autres années.

French Quarter Magazine : Vous pensez que les attentats ont eu un impact sur le nombre de visiteurs ?

Mahmoud Biglary : Oui, tout à fait, on le sent, on le voit, je pense que les chiffres le montrent également. Pour en revenir aux audio disques, certains ont été enregistrés par des vedettes dans leur pays. Quand les Espagnols ou les Allemands écoutent… ils les reconnaissent.

French Quarter Magazine : Quels moyens sont mis en œuvre pour lutter contre les accidents et la dégradation du matériel ?

Mahmoud Biglary : Concernant les dégradations, pour les vélos on a entre 20 et 25 % de casse sur le nombre de vélo qui sont loués, pour les barques un peu moins et pour les voitures électriques, nous n’avons pas vraiment évalué, nous avons quand même pas mal de dégradations. Il y a une assurance obligatoire de responsabilité civile qui protège l’utilisateur, qui protège l’ensemble des bâtiments, des matériaux du parc et également les autres personnes à qui on pourrait éventuellement causer un accident. Nous avons une assurance casse et dommages qui couvre les accidents.

French Quarter Magazine : Vous arrive-t-il quelque fois de rencontrer des gens qui ne suivent pas les instructions de sécurité ?

Mahmoud Biglary : Oui, c’est souvent le cas, nous avons un système de contrôle par ordinateur pour l’ensemble des véhicules. Nous pouvons voir ou ils se trouvent, s’ils sont bien sur le circuit autorisé ou pas. En cas de sortie du circuit, il y a un message d’alerte si la personne ne suit pas. On a une équipe qui intervient les remettre sur le circuit. Si les personnes font des bêtises….

French Quarter Magazine : Racontez-nous l’anecdote qui vous a le plus amusé peut-être ?

L’Hameau de la Reine. Photo de French Quarter Magazine.

Mahmoud Biglary : J’en ai beaucoup. Chaque année il y a des anecdotes. Je ne les ai pas en tête. Un jour j’ai vu un groupe d’Italiens qui nous avait loué des vélos et qui chantait une chanson sur les bicyclettes de Versailles. Je leur ai demandé : « Pourquoi ? » Ils m’ont répondu que c’était une chanson qu’ils entendaient souvent en Italie avant. « Sur les bicyclettes de Versailles ? » « Oui sur les bicyclettes de Versailles .» Ça m’a amusé, j’étais agréablement surpris. On a souvent des gens qui se trompent, qui se perdent, les anecdotes sont fréquentes, elles sont agréables nous avons très peu de mauvais souvenirs.

French Quarter Magazine : Avez-vous une page Facebook ?

Mahmoud Biglary : Non malheureusement, nous avons un site que nous allons compléter par une page Facebook pour les gens qui souhaiteraient nous voir. Vous pouvez nous trouver avec des informations détaillées à l’adresse suivante : www.astel-versailles.com et vous pouvez également télécharger le plan des lieux avant de venir faire la visite.

French Quarter Magazine : Je vous remercie Monsieur Biglary d’avoir pris le temps de répondre à mes questions. C’est parti pour un tour dans les bosquets maintenant.

 

 

Cet article a été traduit en anglais par John Wilmot.


About the Author

was born in the royal city of Versailles, France and have lived in the United States since 1996. After earning a Bachelor's degree in History from the University of California Berkeley and studying for a Master program in education at the University of Southern California, she went on to teach French to aspiring UNLV and CSN students in Nevada. When she is not teaching, she is writing, interviewing people in a wide range of circumstances, pitching story ideas to writers and editors, taking pictures, traveling, painting or trying delicious foods.



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