Art & Culture

Published on octobre 6th, 2018 | by N. W.

0

Le Trio Français de Blues Delgres en Concert

Photo de © Tom Payeur.

Au sein d’une institution renommée pour cultiver l’innovation dans le monde, une ambiance intercontinentale attire le public vers l’université de Stanford où se trouve le Studio Bing, un espace intime.

“Une petite salle convient mieux au genre de musique que nous créons et jouons ici,” dit Pascal Danaë, guitariste et chanteur de Delgres.

Au milieu de leur tournée américaine, il se souvient simplement de la soirée avec le batteur dynamique du groupe Baptiste Brondy et le joueur de sousaphone Rafgee comme « d’un bon moment » mais il va plus loin pour expliquer leur album, Mo Jodi, qui est sorti seulement le mois dernier.

“La liberté individuelle est un combat,” dit le Français à l’héritage Guadeloupéen. Les racines antillaises de Danaë sont devenues la boussole qui guide cet album.

“Cette fois, nous allons loin dans les émotions des familles et du peuple Guadeloupéen.”

Du jeune des banlieues parisiennes qui reçut une guitare en cadeau à 15 ans, aux années qu’il a passées à explorer le Brit-Rock au Royaume Uni, Danaë admet que l’une de ses plus grandes inspirations pour cet album est arrivée bien plus tard dans sa vie.

“Son histoire m’est parvenue au bon moment,” dit Danaë.

Photo de ©Sachyn Mital.

Il parle de Louis Delgres, un officier créole qui a perdu la vie en affrontant les armées de Napoléon pour lutter contre le rétablissement de l’esclavage en Guadeloupe et dont le nom est désormais celui du groupe de Danaë.

“Cela m’a atteint profondément. C’était une découverte essentielle et je me devais de lui rendre hommage,” expliquait Danaë.

Tout comme chez son chanteur, on trouve dans Mo Jodi un assortiment d’identités distinctes, aucune ne dominant les autres; au contraire elles se mêlent les unes aux autres pour créer un son riche de « delta blues » contemporain auquel s’ajoutent les influences des Caraibes Françaises.

Certaines de ces chansons sont suffisamment profondes pour qu’y résonnent luttes et persévérances,  d’autres sont des mélodies plus légères qui invitent chacun à faire le point de sa vie et à célébrer le chemin parcouru.

Photo de l’artiste.

Au delà du contexte historique de Mo Jodi, Danaë veut, comme tout musicien, que ses fans savourent aussi leur propre liberté individuelle.

“Ce qu’un écrivain ou un chanteur ressent est une chose. Je ne veux pas accabler le public avec ce passé historique,” dit Danaë.

“Je veux que les gens viennent au concert, se détendent et profitent de la musique.”

La tournée américaine se conclura au Joshua Tree Music Festival. Ensuite, le trio retournera en France pour joindre le circuit des festivals jusqu’au mois de  décembre.

 

Cet article a été traduit en français par Anne-Cécile Baer Porter.


About the Author



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


CAPTCHA Image
Reload Image
Back to Top ↑