Art & Culture

Published on février 8th, 2018 | by Laurence de Valmy

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Gregory Watin: un artiste (bien) inspiré par l’univers urbain

Gregory Watin est un artiste urbain français montant dont la “peinture rencontre un écho plus large aux USA qu’en France, peut être par une filiation de (sa) peinture avec les Matiéristes américains”. Ses œuvres lumineuses, colorées et modernes combinent différents éléments (photo, dessins) et matières (bois, carton, papier, plexiglass). Son geste spontané communique la capture d’un moment et traduit l’énergie de l’univers urbain. « Il faut chercher à créer tel qu’on est » et savoir se mettre en danger selon lui. Cet artiste « boulimique d’expositions » a de nombreux projets pour 2018 avec pour février des expositions simultanées à Art Wynwood en Floride avec F.Got Gallery et à Artup Lille avec la Galerie Le Container.

Comment êtes vous devenu artiste et en particulier artiste Urbain ?

Il me semble que la question du comment on devient artiste ne se pose pas vraiment… Il s’agit plutôt à mon avis d’une forme d’acceptation, non seulement du médium que l’on utilise mais aussi de ce qui est créé. D’abord c’est la matière qui m’interpelle et ça depuis mes premières peintures. Ensuite l’élément urbain de manière général est mon univers.

Comment décririez-vous votre approche artistique ?

Je ne crois pas à la volonté de l’artiste qui déciderait de ce qu’il crée, mais plutôt de sa capacité à reconnaître se qui surgit naturellement de lui. Souvent on cherche à créer tel qu’on voudrait être mais dans ce cas on se trompe, il faut chercher à créer tel qu’on est et à accepter cela. J’ai longtemps fait une peinture contrainte, pour qu’elle se plie a ce que je voulais montrer, je me suis lassé j’ai pris le risque un jour de laisser échapper les choses, de lâcher prise sur ma création : à partir de là tout a été plus simple.

Vous êtes régulièrement exposé à l’international ainsi qu’en France. Quelles sont les différences entre la scène artistique française et américaine ?  

La scène artistique française tourne malheureusement en rond. Une sorte d’entre soi et d’immobilisme ont étouffé toutes formes de promotion de l’art plastique. Une forme aussi de mépris pour les artistes français en France. Les foires d’art internationales offrent une rencontre avec un public très large et c’est un atout considérable car cela permet de montrer son œuvre de manière intègre, de prendre le risque de déplaire à beaucoup mais de savoir qu’avec la multitude de visiteurs, quelqu’un comprendra votre démarche. Étrangement et sans que cela soit volontaire, ma peinture rencontre un écho plus large aux USA qu’en France, peut être par une filiation de ma peinture avec les Matiéristes américains.

Comment vous inspirez-vous pour vos nouvelles créations ?

Je suis très soucieux de ne pas me laisser happé par la facilité, de faire des œuvres vite accessible, j’essaye (c’est une bataille quotidienne) de me mettre en danger et de ne pas laisser sortir de l’atelier une pièce qui ne serait pas à mon gout.

Quelle est la question qui vous est la plus demandée ?

La question que l’on me pose le plus souvent est «  d’où vous vient l’idée «les gens imaginent souvent que l’artiste se promène avec une petit ampoule qui s’allume au gré des inspirations. En réalité il s’agit plutôt d’un travail de fond, d’une énergie qui s’entretient qui parfois s’essouffle, alors il faut reprendre le travail, c’est assez proche du sport, dans le sens ou la performance ne jaillit pas mais découle d’un long processus. Je réalise toujours un grand nombre d’œuvre de manière simultanée, entre 20 et 50 dans l’atelier, car je cherche à me faire surprendre et je cherche à provoquer l’accident.

Quelle est la question que vous aimeriez qu’on vous pose ?

Il n’y pas une question que j’attend en particulier mais souvent j’aimerai pouvoir expliquer le fond de l’œuvre, l’idée d’un ensemble et non plus d’une succession de peintures. Je ne travaille pas dans l’instant, je suis dans un temps long de création, c’est pourquoi ma peinture s’intéresse peu aux sujets d’actualité. Nous sommes dans un monde très rapide et très superficielalors j’aimerai parfois pouvoir expliquer plus le fond que la forme. Je me dis néanmoins que c’est le rôle de ma peinture et pas le mien.

Quel est le projet de vos rêves?

Projet de rêve, je crois que comme beaucoup de peintres, je suis boulimique d’expositions. L’envie que la peinture rencontre le plus large public, par le biais de nouvelles collaborations avec des galeries, pouvoir proposer une exposition d’ensemble de mon travail. Un Solo show permet je crois de mieux comprendre la nature de ma peinture, la question de filiation entre les œuvres.

Quels sont vos projets pour les mois à venir?

Les mois qui arrivent sont très chargés en expos. A cette heure, j’attends encore des réponses pour des beaux projets sur New York au printemps. Dans l’atelier de commence à travailler sur de nouveaux formats cela fait un moment que j’essaye de sortir du cadre, j’espère que cela va me conduire vers de bonnes surprises.

gregorywatin.com

facebook.com/gregory.watin

instagram.com/gregorywatin

 


About the Author

is a French born artist, who lives and works in New York area. She is a painter working with acrylics for the wide possibility of this medium. She has followed art classes both in France and the USA and was awarded an Artist Residency by the Eileen Kaminsky Foundation (ESKFF) at Mana Contemporary,NJ in 2017. She created the blog "The Curious Frenchy" and is a now contributor to French Quarter Magazine. https://www.instagram.com/laurencedevalmy/



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