Our story begins in the Midd..." /> [:en]The festival of lights[:fr]Le festival des lumières[:] – French Quarter Magazine

Art & Culture

Published on December 4th, 2014 | by Magalie Lopez


[:en]The festival of lights[:fr]Le festival des lumières[:]


Our story begins in the Middle Ages, in Lyon. We are in the year of 1643 and a terrible plague has decimated France. At this point in the story, if you search a little bit on the internet, you will find two versions: the first and most common, explains that Lyon was not affected by the epidemic (like the famous story of the Chernobyl radioactive cloud that cleverly circumvented France…), the second and more controversial tells that half of the population of Lyon had been erased from the map.

As I am a good inhabitant of Lyon, I have a preference for the first version and I will develop it for you. Once upon a time in Lyon, there was plague and the Virgin Mary. The plague raged through the city with the growing concern of Lyonnaise population. Although Medieval medicine was revealed to be itself powerless against this disease, the highest level of Lyonnais society decided to go to their patron saint Mary, mother of Jesus. To save the city from the epidemic, the aldermen (called councilors today) promised the Virgin Mary to honor her each September 8 (no, I did not make a mistake on the date) with a pilgrimage to the hill of Fourvière (where now stands the famous Basilica of the same name). The miracle occurred and the plague stopped at the gates of the city.

Visuel officiel FDL-2

Photo by Magalie Lopez

In 1852, or 209 years later, the city wished to inaugurate on, September 8, a magnificent golden statue of the Virgin that would overlook the city from the Fourvière Hill, but the facetious Saône overflowed and prevented the sculptor from completing his artwork on time. Regardless, the new date became December 8. The date is known and celebrated under the name of Immaculate Conception.

The Archbishop of Lyon organized a sumptuous party and asked city residents to illuminate their windows and facades with as many candles they can install. But, they did not count on a violent storm that tried to spoil the party and discouraged the archbishop who planed the festivities to postpone them again. At nightfall, the storm finally stopped, the inhabitants of Lyon lit their candles and the celebration took place.

Since then, every December 8 at night, the inhabitants of Lyon set multicolored candles at the edges of their windows and on their balconies. People leave their homes to walk in the streets, whatever the weather is. The streets are filled with a dense crowd admiring the spectacle of “illuminations”.
At first, this show was only made of candles, in small red glasses, blue, green, yellow etc. topped with a small white candle and crenellated like a little cupcake.

Today, the show has taken on a different dimension, the whole city is set ablaze, and monuments and squares light up. Lyon is clothed in its finest light. Artists and visitors flock from all over the world to participate in the festival.

This sumptuous and unavoidable party is an open door for talent, whether young or experienced. Artists are competing with their ideas and ingenuity to make us dream, taking us into their magical worlds where spectators’eyes light up as well as walls and fountains. This year’s festivities will begin Friday, December 5th at 6 pm and end in triumph on Monday, December 8th at midnight. Here is a small selection of what awaits the lucky visitors.


L’hôtel de Région. Photo by Magalie Lopez.

“The Hôtel de Region will be transformed into a cathedral of water and light. From the outside, the viewer will be captured by the huge waterfall flowing over the facade. Crossing bubbling water, it will enter into a cathedral. The Hostel Dieu’s choir members will be in concert and , soon joined by a soprano. They will rock the light, singing the Kyrie of the Mass in C major by Mozart. Gradually distorted, stretched, sounds will turn into runoff, drop by drop, splash, to compose a symphony of water.


Place Antonin Poncet, Laniakea. Photo by Magalie Lopez.

« Place Antonin Poncet, Laniakea, means « Huge heavenly horizon » or « immeasurable Paradise » in Hawaiian, will lead the viewer in a cosmic experience. Thousands of light particles will shine in the dark. Static and disorderly, they will form a cloud, a cluster of bright spots, stars, like a galaxy. In a dizzying ballet, constellations will form, then fall apart, offering a hypnotic and immersive spectacle. » (source www.fetedeslumieres.lyon.fr)

However, I must warn you that the festival of lights is somehow a victim of its huge success. In fact, unless you live in Lyon or its suburbs and thus are able to move on foot to the festivities, it will be an uphill struggle to park or just find room on a bus… and I am not talking about the subway!

But do not let you discourage for all that, take a good pair of walking shoes, a backpack filled with bottles of water, a sandwich and a camera and go for it, you will not regret it because it is worth the effort!

I will be among the onlookers of the Tête d’Or, nose in the air to see the family of giant luminous dragonflies and many other wonders.


Cette histoire débute au Moyen-âge, à Lyon. Nous sommes en 1643 et une terrible épidémie de peste décime la France. A ce niveau du récit, si vous vous renseignez un peu sur le net, vous trouverez deux versions : la première et la plus répandue, vous expliquera que Lyon n’a pas été touchée par l’épidémie (un peu comme la fameuse histoire du nuage radioactif de Tchernobyl qui aurait habilement contourné la France…), la seconde et plus controversée vous dira que la moitié de la population de Lyon a été effacée de la carte.

En bonne lyonnaise que je suis, j’ai une préférence pour la première version que je vais développer pour vous. Il était une fois Lyon, la peste et la Vierge Marie. La peste fait rage aux alentours de la ville et l’inquiétude de la population lyonnaise grandit. La médecine médiévale se révélant impuissante face à cette maladie, les hautes instances lyonnaises décident de s’adresser à leur sainte protectrice de toujours : Marie, mère de Jésus. Les échevins (que l’on nommerait aujourd’hui les conseillers municipaux), afin d’épargner la ville de l’épidémie, promettent à la Vierge Marie de l’honorer chaque 8 septembre (non, je ne me suis pas trompée de date) par un pèlerinage sur la colline de Fourvière (là où désormais trône la fameuse basilique du même nom). Le miracle se produit et la peste s’arrête aux portes de la ville.

Visuel officiel FDL-2

Photo par Magalie Lopez

En 1852, soit 209 ans plus tard, la ville souhaite inaugurer, le 8 septembre, une magnifique statue dorée de la Vierge qui surplombera la ville depuis la colline de Fourvière, mais la facétieuse Saône déborde et empêche le sculpteur d’achever à temps son ouvrage. Peu importe, une nouvelle date est trouvée : le 8 décembre, date connue et célébrée sous le nom d’Immaculée Conception.

L’archevêque de Lyon organise une fête somptueuse et demande aux habitants de la ville d’illuminer leurs fenêtres et façades d’autant de bougies qu’ils peuvent installer. Mais c’est sans compter sur un violent orage qui tente de gâcher la fête et dissuade l’archevêque qui prévoit déjà de reporter, encore, les festivités. A la nuit tombée, l’orage cesse enfin, les lyonnais allument leurs bougies et la célébration a lieu.

Depuis lors, chaque 8 décembre à la nuit tombée, les lyonnais disposent des lumignons multicolores aux bords de leurs fenêtres et sur leurs balcons. Les gens désertent leurs logements pour arpenter les rues, quel que soit le temps. Les rues se remplissent d’une foule compacte admirant le spectacle des « illuminations ».
Au début, ce spectacle était uniquement constitué de lumignons, ces petits verres rouges, bleus, verts, jaunes etc, garnis d’une petite bougie blanche et crénelée comme un petit cupcake.

Aujourd’hui, ce spectacle a pris une toute autre dimension, la ville entière s’embrase, les monuments et les places s’illuminent, Lyon revêt ses plus beaux habits de lumière. Artistes et visiteurs affluent du monde entier pour participer à la fête.

Cette somptueuse et incontournable fête est une porte ouverte aux talents, qu’ils soient jeunes ou confirmés. Les artistes rivalisent d’idée et d’ingéniosité pour nous faire rêver, nous emmenant dans leurs mondes féériques où les yeux des spectateurs s’illuminent tout autant que les murs et les fontaines. Cette année, les festivités débuteront le vendredi 5 décembre à 18h pour s’achever en apothéose le lundi 8 décembre à minuit. Voici un petit florilège de ce qui attend les heureux visiteurs.


L’hôtel de Région. Photo par Magalie Lopez.

« L’Hôtel de Région se transformera en une cathédrale d’eau et de lumière. De l’extérieur, le regard du spectateur sera capté par l’immense cascade s’écoulant sur la façade. En franchissant l’eau bouillonnante, il pénétrera au sein d’une cathédrale. Les choristes du Concert de l’Hostel Dieu, bientôt rejoints par une soprano, feront vibrer la lumière, en chantant le Kyrie de la Messe en ut majeur de Mozart. Progressivement distordus, étirés, les sons se transformeront en ruissellement, goutte à goutte, clapotis, pour composer une symphonie aquatique. »


Place Antonin Poncet, Laniakea. Photo par Magalie Lopez.

« Place Antonin Poncet, Laniakea, qui signifie «Horizon céleste immense» ou «Paradis incommensurable», en hawaïen, entraînera le spectateur dans une expérience cosmique. Des particules de lumière par milliers brilleront dans l’obscurité. Statiques et désordonnées, elles formeront une nuée, un amas de points lumineux, d’étoiles, telle une galaxie. Dans un étourdissant ballet, des constellations se formeront, puis se désagrègeront, proposant un spectacle hypnotique et immersif. »
source www.fetedeslumieres.lyon.fr)

Cependant, il me faut vous avertir que la fête des lumières est en quelque sorte victime de son immense succès. En effet, à moins d’habiter Lyon où sa proche banlieue et donc de pouvoir se déplacer à pieds jusqu’aux festivités, ce sera la croix et la bannière pour vous garer ou simplement trouver une place dans un bus… et je ne parle pas du métro !

Mais ne vous laissez pas décourager pour autant, prenez une bonne paire de chaussures de marche, un sac à dos rempli de bouteilles d’eau, d’un sandwich et d’un appareil photo et foncez, vous ne le regretterez pas car le jeu en vaut la chandelle !

Je serai parmi les badauds du parc de la Tête d’Or, le nez en l’air pour admirer en famille de géantes libellules lumineuses et beaucoup d’autres merveilles.


About the Author

[:en]is a public writer and spends a good deal of her time helping people with writing difficulties. She supports aspiring writers, writes, corrects everything that is written. Recently she has been working on English to help the many foreign English speaking students in Lyon. In parallel and for fun, she runs a blog with a fun literary tendency under the pseudonym Louise Artifact. She will publish in September her first self-publishing novel. Visit Magalie's Website Visit Magalie's Book Website [:][:fr]est écrivain public et passe une bonne partie de son temps à aider les personnes éprouvant des difficultés de rédaction. Elle soutient les écrivains en herbe, rédige, corrige tout ce qui s'écrit. Depuis peu, elle se remet à l'anglais afin d'aider également les nombreux étudiants étrangers anglophones de passage sur Lyon. En parallèle et pour le plaisir, elle tient un blog à tendance littéraire amusant sous le pseudonyme de Louise Artéfact. Elle publiera dès septembre son premier roman en auto-édition. Visit Magalie's Website Visit Magalie's Book Website[:]

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