Interviews

Published on mai 28th, 2019 | by Isabelle Karamooz, Founder of FQM

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Interview Exclusive avec Olivier Zardoni, PDG et fondadeur de 34th Floor Hospitality

Situé à Las Vegas, 34th Floor Hospitality répond depuis 5 ans aux besoins de l’hôtellerie et de la restauration. La société construit des restaurants et favorise la culture et les résultats. Pour des clients tels que Top Golf, ces résultats «incluent d’importantes améliorations de leur [notre] infrastructure, de leur [notre] flux d’invités et de leurs [nos] services, de leur [notre] potentiel de génération de revenus et de la créativité de leurs [nos] programmes», déclare Ken May. French Quarter Magazine a eu le plaisir de s’entretenir avec Olivier Zardoni, PDG et fondateur de 34th Floor Hospitality.

Olivier Zardoni

Bonjour Olivier Zardoni, votre entreprise a été créée en 2013. Pourquoi avez-vous choisi le nom de 34th Floor Hospitality?

Bonjour Isabelle. Nous avons commencé en 2013. Le nom de la compagnie n’est pas le fruit du hasard pour être honnête. Je suis originaire du sud de la France d’où le choix du chiffre 34, département de   l’Hérault.    Après 20 ans de résidence aux Etats-Unis, c’est un petit clin d’oeil à l’endroit où j’ai passé mon enfance. Ensuite, le nombre 3 fait référence au triangle et comme nous cherchons toujours un peu l’excellence c’est-à-dire l’ascension vers le haut, nous avons le nombre 4 qui est le carré. Ce sont deux formes correspondant aux origines géographiques et personnelles.

Quelle est la clé du succès pour la réussite d’un restaurant ?

C’est beaucoup de choses en même temps. Quand nous avons débuté notre affaire il y a environ cinq ans, nous avons vraiment voulu tout contrôler,  du début de la conception jusqu’à la réalisation des opérations, car toutes ces étapes sont vraiment importantes. Nous voulions dicter le concept, le branding et tout ce qui est marketing jusqu’à la réalisation du restaurant.

Je pense que le succès de la restauration, c’est déjà de comprendre le consommateur et de bien choisir l’emplacement idéal  où sera créer le restaurant, mais cela dépend également du choix du bâtiment et du concept. Chaque restaurant que nous créons n’est jamais le même. Cela correspond toujours aux besoins de la communauté qui vit autour, de la ville, du pays, donc nous faisons automatiquement une étude apronfondie de tout cela,. L’important c’est la creation d’un endroit chaleureux où les gens se sentent vraiment bien.

Citez-nous un exemple de restaurants ou plusieurs restaurants que vous avez ouverts soit à Las Vegas ou ailleurs aux Etats-Unis ou peut-être même dans le monde ?

A Las Vegas, nous avons ouvert le “Cosmopolitan.” C’était intéressant parce que nous avons entraîné  d’autres restaurateurs qui n’avaient jamais ouvert à Las Vegas.  Contrairement à beaucoup d’hôtels ou de casinos qui se focalisent sur la restauration et l’hôtel pour  touristes, nous avons voulu avoir un contact direct avec les habitants de Las Vegas qui vivent ici parce que ce sont eux qui font la meilleure promotion lorsque, par exemple, leurs amis et leurs familles viennent visiter Las Vegas. Ils vont toujours sur le Strip. Nous gagnons donc automatiquement à être en contact avec eux. Nous avons eu un succès énorme parce que nous n’avons pas fait attention uniquement au côté touristique, et nous n’avons pas oublié que nous sommes dans une ville de deux millions d’habitants et que potentiellement ils ont envie d’avoir un endroit sur le Strip où ils apprécieront de venir et c’est pour cela que nous n’avons pas fait le restaurant au rez-de-chaussée du casino. Tous les restaurants sont au 3éme étage. Au début, tout le monde se disait que nous étions un petit peu fou mais quelque part cela a poussé les gens qui ne sont pas intéressés par le jeu au casino et qui n’ont pas envie d’être au milieu du brouhaha d’avoir une expérience de restauration comme ils auraient à New York ou dans d’autres grandes villes.

Donc le “Cosmopolitan” est un bon exemple d’intégration avec la communauté tout en étant bien sûr focalisé sur le tourisme. Evidemment il y a les casinos, l’hôtellerie, le divertissement, les concerts, les night clubs mais la restauration reste vraiment la plus créatrice et la plus novatrice.

Vous connaissez bien le marché de Las Vegas, il est évident que c’est le fer de lance en ce qui concerne les restaurants parce que l’on voit beaucoup de restaurants qui s’ouvrent notamment par des grands chefs mais y a-t-il d’autres domaines qui pourraient présenter un potentiel ?

Personnellement, de plus en plus, nous ne nous focalisons pas uniquement sur la restauration mais nous essayons de lancer de nouveaux concepts  comme par exemple “Top Golf” que nous avons ouvert à Las Vegas. Il faut donner aux consommateurs d’aujourd’hui l’envie d’aller dans un endroit plusieurs fois par semaine ou plusieurs fois dans la journée et qu’à chaque fois il y ait un côté découverte. C’est vraiment l’expérience du moment qui prime. Si vous voulez jouer au golf et prendre une bière ce sera possible. Le soir vous pourrez revenir pour dîner ou bien assister  à un concert et l’après-midi vous viendrez vous plonger dans  la piscine. Je pense que nous allons créer un nouveau concept  :  restauration, divertissements,  shows, concerts, etc  à Las Vegas,  en quelque sorte tout cela se mélange et va se mélanger de plus en plus. Nous le voyons déjà. Les gens  ont plusieurs raisons de venir. C’est  l’avenir de la restauration, et surtout à Las Vegas où les gens viennent pour s’amuser.  Il faut toujours rester innovant et leur donner des raisons de revenir sans pour cela aller au casino. Je pense que celui-ci  aussi est en train de changer, surtout avec la nouvelle génération  qui joue beaucoup moins au casino. Au point de vue technologique, il y aura aussi de l’innovation.  Nous avons vu cela avec par exemple le NFL, l’équipe de football américain. Je pense que cela va s’installer tout doucement. Il y a également le e-sports avec tous les jeux vidéo en ligne.  Nous allons commencer à voir des stades se construire à Las Vegas. Il y aura des jeux vidéo en direct et des sponsors  et ce sera un nouveau “business model” pour Las Vegas, donc une force et une combinaison de beaucoup de choses. 

Quel est le profil de la clientèle qui vient vous voir pour vos services ?

Nos clients sont soit des compagnies établies dans les casinos et les resorts  soit des gens qui sont dans l’immobilier et qui vont développer de nouveaux casinos, de nouveaux hotels. Nous travaillons aussi énormément avec les compagnies de bateaux de croisière. Nous avons commencé il y a trois ans avec MSC croisières et pour les mêmes raisons ces compagnies pensent que la clientèle a besoin d’autre chose. Ils veulent passer une journée à Venise, une journée à Londres, une journée à Barcelone, etc. Ces voyages correspondent plus à une nouvelle génération de consommateur. L’offre auparavant était un petit peu poussiéreuse donc il a fallut  ouvrir des restaurants comme on trouverait à Londres, à Paris, à New York ou à Tokyo.

Est-ce que vous êtes sur un projet de casino actuellement à Las Vegas?

Ah, cela je ne peux pas vous le dire (rires). Il y a beaucoup de choses qui vont arriver dans les cinq prochaines années à Las Vegas et c’est sûr que dès que l’on est dans l’innovation et dans la création, tout en gardant quand même le côté fonctionnalité d’un business, il y aura du travail pour très longtemps.

Très bien, nous restons à l’écoute. Merci Olivier, et dernière chose, comment peut-on vous joindre ?

Vous pouvez aller sur notre site internet : www.34floor.com.  


About the Author

est originaire de Versailles. Elle a toujours voulu découvrir le monde, ce qu'elle a fait à partir de 17 ans lorsqu'elle a eu la chance d'étudier à l'étranger à Rhonda, en Espagne. Elle a parcouru le monde de Hong Kong à Taiwan, d'Irlande à l'Autriche, en passant par le Luxembourg, le Liechtenstein et Monaco, et a découvert l'ensemble des pays de l'Italie et du Maroc. Elle se sent citoyenne du monde, son cœur est un patchwork. Elle s'est installée plusieurs années à Los Angeles où elle a travaillé au Consulat de France à Los Angeles. Passionnée par les arts et l'histoire, elle a obtenu une Licence en histoire de l'Université de Californie à Berkeley et a étudié un programme de maîtrise en éducation à l'Université de Californie du Sud. Elle a enseigné le français à UNLV et CSN au Nevada. Elle est la fondatrice et la rédactrice en chef du French Quarter Magazine, dans lequel elle écrit, interviewe des personnes dans des domaines très variées, propose des idées d'écriture aux écrivains et aux journalistes, prend des photos et écrit actuellement son premier livre traduit sur la vie de Coco Chanel qui est remplie d'aventures, d'intrigues, d'histoire et d'amour.



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