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Published on décembre 22nd, 2014 | by Isabelle Karamooz, Founder of FQM

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Interview de Rachel et Jean-Paul, propriétaires et cuisiniers à la Pâtisserie Manon Las Vegas

Crédits de l’interview
Editeur de l’interview: Isabelle Karamooz
Intervieweur: Isabelle Karamooz
Rédacteurs: Isabelle Karamooz
Vidéastes: Teresa Gaetos, Pascale Nard

Isabelle Karamooz: Depuis quand avez-vous ouvert vos boulangeries « Manon » et « Camille By Manon »?

Jean-Paul: Nous avons ouvert Manon sur Charleston en octobre 2010 et cette pâtisserie-ci (Camille by Manon) à Las Vegas en février 2014.

Isabelle Karamooz: Quel est le visa nécessaire pour ouvrir un commerce ici aux Etats-Unis ?

Jean-Paul: Le visa nécessaire, c’est le visa E2, donc c’est un visa investisseur, pour nous en tout cas c’est le visa qu’on nous a fait.

Isabelle Karamooz: Et c’est facile de l’obtenir ?

Jean-Paul : Il faut un certain investissement, il faut avoir des antécédents, avoir des examens de boulanger-Pâtissiers, ne pas avoir de problèmes aux Etats-Unis ni trop de problèmes en France. Ils nous demandent quand même pas mal de papiers, de documents concernant nos familles et sur nous-mêmes. Le visa est accordé soit pour 2, 3 ou 5 ans. Nous avons eu un visa pour 5 ans et il est en passe d’être renouvelé actuellement.

Isabelle Karamooz: Quelles ont été vos précédentes expériences dans ce domaine ?

Jean-Paul : Avant Las Vegas, nous étions à Tahiti, donc nous avions deux pâtisseries, deux boulangerie-pâtisserie pas aussi grandes que celle-ci…

Rachel: Deux vraies pâtisseries comme en France, même principe qu’en France. Ici on a innové; nous avons un bistrot en plus, mais c’est vrai que la pâtisserie…

Jean-Paul: Là-bas, c’était une boulangerie-pâtisserie comme une boulangerie-pâtisserie que l’on trouve en France.

Isabelle Karamooz : Qu’est-ce qui vous distingue des autres pâtisserie, est-ce le côté “salon de thé” amélioré ?

Jean-Paul: C’est sûrement ça et c’est surtout qu’on ne fait que français. On a adapté toutes nos recettes avec des farines américaines, tous les produits américains. On a adapté parce que ce n’était pas du tout pareil, ne serait-ce que pour la baguette. Pour avoir une baguette plus croustillante, on a été obligé de mixer certaines farines et ma femme Rachel, chef pâtissier, a dû ajuster toutes ses recettes par rapport aux produits que l’on peut trouver ici.

Isabelle Karamooz: Quels sont les produits que vous vendez, aussi bien les viennoiseries que les gâteaux ?

Jean-Paul: Les standards, c’est-à-dire en viennoiseries on fait du croissant jusqu’aux pains aux raisins, pains au chocolat, torsades au chocolat (en grand et en mini). En gâteaux, il y a une gamme énorme, c’est-à-dire, on part du mille feuilles, de l’éclair à tous les parfums, de la forêt noire et du fraisier. Mais, j’insiste, ce qui nous différencie des autres, on ne fait que du français, vraiment français.

Rachel: On a 17 sortes de macarons, 17 parfums…

Isabelle Karamooz: Qu’est-ce qui fait à votre avis une bonne baguette, un bon flan pâtissier, un bon éclair par exemple ?

Jean-Paul: Les produits naturels, les produits frais, les bonnes matières premières et le savoir-faire aussi.

Isabelle Karamooz: Est-ce que vous vous fournissez en France pour la farine, pour les…

Jean-Paul: Non, non, sauf le beurre à croissant, ça vient de France.

Rachel : Il y a quelques produits français qui viennent de Los Angeles mais la majorité ce sont des produits américains.

Isabelle Karamooz: Justement j’avais cette question – avez-vous adapté ces produits à la clientèle américaine ?

Jean-Paul: Oui justement on fait des tailles en conséquence, vous avez peut-être remarqué, la part de flan c’est une grosse part de flan. Elle est faite de façon traditionnelle, c’est toujours une bonne crème pâtissière, une crème à flan, c’est pas un mix que l’on achète tout fait. Mais c’est sûr, avec les temps actuels si les gens mangent chez nous, ils peuvent prendre un gâteau pour deux c’est suffisant car la part est grosse ça leur fait faire un peu d’économie.

Isabelle Karamooz: Vous vendez également des macarons – quels sont les parfums les plus demandés ?

Rachel : Les plus demandés, il y en a beaucoup, mais les plus traditionnels : le caramel au beurre salé, la pistache, le chocolat, le butter ça marche bien aussi. Les classiques avec fraise, framboise, orange, citron, les acidulés. Tous les macarons sont différents suivant le parfum que vous mettez à l’intérieur, soit soft, soit un peu plus croustillants.

Isabelle Karamooz: Le plus demandé ?

Rachel : caramel au beurre salé, mango, la mangue ça marche bien aussi.

Jean-Paul : il y en a 17 sortes !!( Rires)

Rachel : Je voudrais bien en faire plus mais je n’ai pas le temps.

Isabelle Karamooz: Novembre et décembre sont-ils les mois les plus chargés de l’année. Quelles sont les gourmandises que vous vendez le plus à Thanksgiving et à Noël ?

Jean-Paul: A Thanksgiving c’est surtout les tartes, ça part de la tarte aux pommes traditionnelle française avec compote et pommes. On a quand même adapté un peu les tartes “au feeling” – On appelle ça les grillées, ça va de la tarte à la cerise, aux pommes, pommes cannelle, blueberry, des framboises, on fait toutes ces sortes-là et après Rachel a toute sa part de tartes aussi.

Isabelle Karamooz: La bûche ça marche bien aussi, la bûche de Noël ?

Jean-Paul : A la crème au beurre classique. L’année dernière on a fait un peu de glace, la bûche glacée ça a bien plu aussi. Après un bon repas c’est sympa d’avoir une petite glace. Mais sinon la bûche crème au beurre… les Américains ne connaissaient pas et on leur a fait découvrir il y a 4 ans quand on a ouvert. Pour l’instant ça se passe bien, ils sont contents.

Isabelle Karamooz: Quelle est votre clientèle pour la bûche de Noël?

Rachel : On a quelques français bien sûr mais les Américains ont vraiment apprécié cette originalité française typique de chez nous. La petite bûche toute décorée avec les sapins, les petits pères Noël, ça a bien plu.

Jean-Paul: Et puis la galette des rois.

Isabelle Karamooz: La galette des rois après au mois de janvier ?

Jean-Paul: On attaque un peu vers la dernière semaine de décembre, on en fait quelques unes parce qu’on a des demandes. On a un Américain qui vient de l’Utah, tous les ans pour venir chercher la galette des rois. Il vient à Vegas et chaque fois il nous téléphone avant et il nous en prend 3 ou 4 qu’il ramène en Utah.

Isabelle Karamooz: Avec la vraie fève dedans ?

Jean-Paul : Oui, oui, c’est quelque chose qu’on leur a fait connaitre aussi. Les mexicains connaissaient parce qu’ils ont le “King Cake” quelque chose de similaire.
Les américains on a été obligés de leur dire “attention” il y a une fève dedans, ne croquez pas, attention à vos dents. Maintenant on en fait quelques unes, ce n’est pas ce qui marche le plus, c’est sympa de leur faire découvrir.

Isabelle Karamooz: On vous souhaite de continuer comme ça et puis merci pour avoir pris le temps de vous interviewer.

Rachel et Jean-Paul: Avec plaisir, à bientôt.

http://patisseriemanon.com

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About the Author

was born in the royal city of Versailles, France and have lived in the United States since 1996. After earning a Bachelor's degree in History from the University of California Berkeley and studying for a Master program in education at the University of Southern California, she went on to teach French to aspiring UNLV and CSN students in Nevada. When she is not teaching, she is writing, interviewing people in a wide range of circumstances, pitching story ideas to writers and editors, taking pictures, traveling, painting or trying delicious foods.



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