Interviews

Published on avril 30th, 2017 | by Isabelle Karamooz, Founder of FQM

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Interview avec Sylvie Boisel, chanteuse française internationale à Las Vegas

Bonjour lecteurs de French Quarter Magazine, Aujourd’hui nous interviewons une chanteuse française qui est ici à Las Vegas : Sylvie Boisel.

FQM : Bonjour Sylvie

SB : Bonjour

FQM  : Quand avez-vous ressenti pour la première fois l’envie de vous impliquer dans la musique  ? Qu’est-ce qui vous a fait aimer le Jazz français et américain ?

SB : En fait, je suis née dans une famille qui aime la musique : ma mère jouait du violon quand elle était adolescente, mon oncle chante avec une magnifique voix de ténor, ma soeur joue du piano, mon frère de la guitare. Je suppose que quand je l’ai vu jouer de la guitare, j’ai voulu jouer moi-aussi. Mais même avant cela, j’ai toujours aimé la musique et en écoutais beaucoup. Enfant, J’étais une grande fan d’Elvis Presley. Je ne pouvais pas imaginer que plus tard, habitant Las Vegas, je chanterai ses chansons. J’aime tous les styles de musique, tant que je peux mettre de l’interprétation et toucher les gens, communiquer avec eux. Leur envoyer de l’amour. Et généralement avec une énergie positive. J’espère même un jour chanter quelques airs d’opéra.

FQM  : Vous rappelez-vous de votre première scène? Quelle est la première chanson que vous ayez apprise ?

SB  : Ma premiere scène, c’était quand j’avais 6 ans, pas comme chanteuse mais comme marionnettiste. Les enfants de mon voisinage payaient dix ou cinq centimes, je ne me souviens pas et je les amusais. Mon premier concert en tant que chanteuse était à Paris au théâtre de la Mainate, magnifique petit théâtre.

FQM  : Vous avez commencé très jeune !

SB  : À chanter ? à l’âge de 18 ans, je veux dire hier (rire). La première chanson, je me souviens, c’était une chanson de Starmania (elle chante). Je me souviens aussi avoir gagné un prix à l’école Alice Dona avec une chanson de Léo Ferré : Avec le temps (elle chante).

FQM : Un classique !

SB  : Oui. Et avant cela, bien sûr, toutes les chansons que vous jouez habituellement lorsque vous commencez la guitare : les Beatles, the house of the rising sun…

FQM  : Pensez-vous que votre musique vient du coeur, du cerveau ou de l’âme ?

SB : Quand je chante sur scène, la musique vient vraiment de mon coeur, je veux donner mon coeur à l’auditoire ! J’aime communiquer avec le public. Mais quand j’écris des chansons, ce qui est assez récent pour moi, depuis un an environ, il s’agit de mon âme. Je prends ma guitare et la musique, les paroles viennent naturellement. Je n’ai plus qu’à finaliser les chansons, je n’ai jamais eu le temps jusqu’à présent, mais maintenant que je travaille avec une équipe, je vais pouvoir les terminer et même enregistrer un album.

FQM et SB  : youhou (rires)

FQM  : Que signifie le Jazz français pour vous et qu’est-ce que la musique vous procure ?

SB  : La seule différence pour moi entre le Jazz français et le Jazz américain, ce sont les paroles. Dans le Jazz français, vous avez plus de paroles généralement; Les chansons du grand Michel Legrand sont un exemple. Mais je ne chante pas seulement du Jazz en francais, mais aussi en anglais américain, bien sûr. Ce serait dommage de se priver de tant de belles musiques…

FQM  : Qu’est-ce que le Jazz signifie généralement pour vous ?

SB  : Quand j’ai commencé à chanter du jazz, c’était déroutant : je viens de la chanson française où tout a un cadre, le musicien suit généralement la partition. Quand j’ai commencé à interpréter du Jazz, c’était difficile parce que le Jazz, c’est la liberté, vous ne savez pas ce que les musiciens vont jouer, quels solos , quand ça sera votre tour de chanter à nouveau… mais c’est super d’être libre sur scène. Je peux faire du scat si je veux, modifier les paroles, je peux jouer avec un musicien  : question réponse.

FQM : Oui, c’est la liberté  !

SB  : Oui  ! Liberté aussi car je peux aller partout dans le monde, entrer dans un club de Jazz et demander à des musiciens de chanter avec eux, par exemple « All of me » en La bémol et communiquer avec le public. Oui, c’est fantastique…

FQM  : Chantez-vous parfois en duo ?

SB  : Dans mon spectacle Edith Piaf et Maurice Chevalier j’ai deux duos. J’aimerais bien chanter plus de duos, c’est un de mes nombreux projets.

FQM  : Qu’est-ce qui caractérise le son de Sylvie Boisel ?

SB  : Quelqu’un m’a dit, il n’y a pas longtemps, que j’ai un timbre spécial de voix. Pour moi, c’est surtout une voix avec un chant direct, sans effet, je veux juste chanter les notes directement à partir de mon coeur pour atteindre votre cœur… j’espère.

FQM  : Comment décririez-vous votre philosophie de la musique ?

SB  : Tout d’abord, j’aime la musique, c’est important pour moi, j’adore danser. J’aime également jouer de mes instruments : guitare, accordéon. Mais la musique, c’est aussi un outil pour atteindre les gens, se connecter avec eux, sur scène. Ce n’est pas le seul outil. J’avais l’habitude d’être une actrice et j’ai recommencé à jouer avec une compagnie de Brisbane en Australie. «Projet Prévert» était programmé au Cabaret Festival de Brisbane 2012. Un spectacle mêlant musique et textes de Jacques Prévert. J’ai envie de revenir au théâtre plus souvent pour connecter aussi par ce biais avec mon public…

FQM  : Dans l’ensemble, nous comprenons votre philosophie de la musique : vous êtes passionnée, vous souhaitez transmettre votre amour de la musique et partager, être en connexion avec le public…

SB  : Oui, le plus important pour moi est de me produire sur scène avant tout. Faire du studio, enregistrer c’est assez nouveau pour moi. Un seul album studio enregistré jusqu’à présent. Mais la scène c’est, comment puis-je l’expliquer  : je suis comme l’Albatros de Baudelaire, quand je suis sur scène, je suis vraiment à la maison, je peux être qui je suis, me connecter avec vous tous, je peux envoyer de l’amour aux gens. Au quotidien, c’est un peu plus difficile pour moi, comme l’Albatros qui boite, en quelque sorte, quand il est au sol, sur le pont du bateau. Vous savez maintenant que je suis un peu plus âgée, je semble normale, mais quand j’étais enfant, on m’appelait Frankenstein à l’école, charmant, n’est-il pas et E.T. à l’école de musique. Alors oui, j’aime être sur scène. (rires)

FQM  : Vous rappelez-vous quelque chose de drôle ou d’intéressant lors de l’enregistrement de votre album «Amour» ?

SB  : intéressant ? : mes musiciens ont enregistré dans un grand studio professionnel de Sydney. Je ne pouvais pas enregistrer, j’étais malade ; vous savez pour moi c’est vraiment important de chanter pour les gens, c’est comme les enregistrements de Charles Trenet : ses meilleures prises étaient toujours ses premières, parce qu’il recréait les chansons à chaque fois et c’est la même chose pour moi. Alors, à la fin, j’ai enregistré ma voix à la maison.

FQM  : Comment décririez-vous votre contact avec les gens quand vous êtes sur scène ? Quels compliments appréciez-vous le plus après un concert ? Vos fans viennent vous voir après le spectacle ? Que vous disent-ils ?

SB  : Beaucoup de belles choses, certains disent que je leur ai rappelé leurs vacances en France, à Paris ou, certains me disent que je les ai fait pleurer, la première fois que j’ai entendu cela, je me suis fait du soucis, parce que je veux envoyer une énergie positive, pas faire pleurer. Ils répondent toujours que c’était à cause de grandes belles émotions…
J’aime tous les compliments qui viennent du cœur de mon public, mais en tant que vocaliste, j’apprcie d’avoir aussi des compliments sur mon chant en anglais, car cela signifie qu’ils apprécient vraiment le chanteur… Quand je chante en français, c’est plus exotique, vous voyez, je partage le succès avec les chansons elles-mêmes.

FQM  : Quelles personnalités de la musique aimeriez-vous, auriez-vous aimé rencontrer ?

SB  : Bien sûr, j’aurais aimé rencontrer Edith Piaf et Maurice Chevalier, pour être aussi proche que possible de la vérité quand je raconte leur vie, leurs histoires, leurs émotions dans mes spectacles. Je voudrais aussi répondre  : Lady Gaga, c’est une grande créatrice, elle ose faire des choses  ! J’aime aussi qu’elle fasse beaucoup de choses pour les jeunes et les victimes de bizutage, de harcèlements. La Callas pour son interprétation, Oum Kalshoum la grande chanteuse orientale et pour la vérité dans leur chants : Ella Fitzgerald et Nat King Cole, pour les paroles  : George Brassens et Barbara (la chanteuse française), mais Barbara je l’ai déjà rencontrée.

FQM  : Wow, Barbara! Vous nous raconterez cela lors de notre prochaine entrevue. Un dernier mot pour nos lecteurs de French Quarter Magazine peut-être ?

SB  : Un des compliments qui revient souvent c’est  : quand Sylvie chante, c’est comme si elle parlait à chaque personne dans la salle. Je tiens donc à dire : J’espère que si nous nous rencontrons quelque part, si vous allez à un de mes concerts, parlez-moi, j’en serai très heureuse et bonne chance à French Quarter Magazine!

FQM  : Nous aurons l’honneur de vous avoir dans notre soirée de lancement du magazine le 29 avril donc s’il vous plaît rejoignez-nous et écoutez Sylvie et d’autres artistes se produire pour nous. Sylvie, merci beaucoup.

SB  : Merci et beaucoup d’amour à tout le monde !!!

Sylvie Boisel
http://www.frenchsinger.biz


About the Author

was born in the royal city of Versailles, France and have lived in the United States since 1996. After earning a Bachelor's degree in History from the University of California Berkeley and studying for a Master program in education at the University of Southern California, she went on to teach French to aspiring UNLV and CSN students in Nevada. When she is not teaching, she is writing, interviewing people in a wide range of circumstances, pitching story ideas to writers and editors, taking pictures, traveling, painting or trying delicious foods.



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