Art & Culture

Published on novembre 2nd, 2015 | by Magalie Lopez

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Longue vie à la France

Pour un Américain amoureux de son pays – pléonasme – entendre un français parler des Etats-Unis en évoquant uniquement New York et Hollywood est sans doute agaçant. C’est réduire 50 états d’une superficie totale de 9 857 000 km² à deux villes d’un peu plus de 800 km² en tout. C’est également réduire une population de 319 millions d’individus à 8 millions seulement. Cela voudrait dire que les Américains sont soit des traders New Yorkais soit des acteurs qui posent leurs empreintes sur Hollywood Boulevard.

Ce n’est pas marrant pour nous Français dont l’état est plus petit que le Texas, de constater que pour les Américains lambda la France se résume à Paris et à la Côte d’Azur.
Que dire des « idées reçues » que nous avons les uns par rapport aux autres ?

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C’est en voyant une vidéo que j’ai compris quel jugement porté sur nous les Américains. D’après l’Américain, le Français se lave peu, se promène à côté de son vélo, un béret sur la tête, une baguette de pain sous le bras, un camembert dans une main, une bouteille de vin rouge dans l’autre ce qui lui laisserait peu de place pour tenir son vélo ou fumer une cigarette sans filtre.

Il faut ajouter à ce tableau idyllique de l’homme français un caractère râleur, des mœurs grossières et, ce qui ne va pas du tout avec le reste, un genre vraiment efféminé.

Et tout ceci est censé dresser le portrait d’un séducteur invétéré et champion de l’amour (en général).

Alors, d’accord, l’homme français est un peu tout cela… mais jamais tout cumulé dans la même personne… les pauvres, ce serait très handicapant !
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Il y en a qui se lavent peu (voire pas, mais ceux-là ont un réel problème) mais la plupart sont toujours propres, bien rasés et parfumés (et ce n’est pas pour masquer les odeurs corporelles).

Pour ce qui est du vélo, vous croiserez plus de Français dessus qu’à côté ou alors c’est parce qu’ils s’apprêtent à partir ou à ranger leur bicyclette.

Quand au béret sur la tête, vous le croiserez vraiment occasionnellement sur le crâne chauve d’une personne âgée dans un village au fin fond de la France… ces derniers préférant de loin la casquette à carreaux.

Concernant la baguette sous le bras, il est vrai que le pain (même s’il est de plus en plus rare d’en trouver du vrai et du bon) est une institution chez nous mais nous le portons à la main.

Si toutefois il se retrouve sous le bras, c’est pour avoir les mains libres pour porter les courses ou fermer sa veste, mais pas pour porter un camembert… celui-ci étant dans le sac à provisions. On ne se balade pas non plus avec une bouteille de vin à la main, sauf quand on se rend à une soirée chez des amis et cela se passe uniquement sur le trajet menant du parking au logement de nos hôtes.

Cela dit, notre affection pour le (bon) vin n’est pas surfaite !

Pour ce qui est de râler, je ne peux pas prendre la défense de l’homme français tant râler est devenu un sport national (moi-même, qui suis pourtant une femme, je pratique parfois ce sport même si j’essaye d’arrêter).

Concernant la politesse, je suis mitigée car je rencontre beaucoup de Français très polis et autant de Français impolis… cependant, comme je préfère les premiers, je ne remarque pas les seconds. Alors, je pense que l’impolitesse existe dans n’importe quel pays à des degrés différents.

Après cela, vous allez me dire que les hommes français sont efféminés ? C’est sur qu’ils ne sont pas tous musclés, couverts de tatouages et de cicatrices et ne sont pas tous d’anciens soldats marqués par la guerre. Ils sont élégants et délicats (parfois) et c’est peut-être cela qui les fait passer pour efféminés outre Atlantique.

Et doucement nous en arrivons au stéréotype final sur les hommes français : ils seraient des séducteurs et les champions de l’amour (dans tous les sens du terme, si je peux m’exprimer ainsi). Là, je passe mon tour, j’ai un avis sur la question mais c’est très personnel, je préfère vous laissez vous faire autant!

4-2Passons aux clichés sur les femmes maintenant : il paraît que nous ne nous rasons pas… les aisselles ! Eh bien flute alors ! Pourquoi tant d’injustice ? Même en hiver, quand nos aisselles sont bien planquées sous nos pulls polaires, on se les rase !

En mai 68, je ne sais pas si les femmes étaient aussi pointilleuses sur ce sujet mais en 2015, on se rase. On se rase, on s’épile les jambes, le maillot, les aisselles, les sourcils et pour certaines, la barbe et la moustache.

Il paraît que les françaises sont toujours élégantes, bien maquillées et bien habillées… là, c’est vue de l’extérieur… effectivement, on s’habille pour faire les courses ou aller chercher le pain… on s’habille et on se coiffe même pour aller chercher le courrier. Pourquoi ? On ne sait jamais, si on croise notre voisine (ou notre voisin) on n’a pas envie qu’elle nous voit négligée. C’est sans doute de la fierté.

En tout cas, sauf pour certaines (rares) d’entre nous, ce n’est pas pour être prêtes pour l’amour physique. Car, non, désolée si je déçois certains hommes américains mais, nous ne sommes pas accrocs au sexe même si, quand il est bien fait (donc avec amour), nous aimons cela comme toutes les femmes. Mais, contrairement à ce que chante Michel Sardou, on ne se balade pas la culotte en l’air !

Pour revenir aux généralités, il paraît que les français sont petits, trouillards et lâches… J’ai envie de répondre : « Merci bien, ça fait plaisir ! », allez donc dire en face à tous nos anciens combattants qu’ils sont trouillards et lâches ! Non mais allez-y, on va rire ! Même si vous dites cela à un français de petite taille, sa réponse sera à la hauteur de son agacement (et un français énervé en vaut deux) !

Concernant la taille, c’est vrai qu’il y a moins de français de plus de deux mètres que d’Américains mais c’est une question de proportionnalité. C’est normal de trouver moins de géants parmi 66 millions d’habitants que parmi 319 millions.

A propos de la taille, il semblerait que les français soient maigres… enfin… pas tous et de moins en moins… c’est peut-être être parce que nous mangeons beaucoup de grenouilles et d’escargots ?

Je profite du dernier cliché sur mes compatriotes pour abréger la rédaction de cet article : puisque le français est paresseux, j’ai décidé de ne plus écrire d’avantage et d’aller faire la sieste.

Cependant, ne vous réjouissez pas trop vite, mon prochain article parlera des clichés que nous les Français avons sur vous les Américains. Il y en a pas mal, mais, en fait, je crois que c’est parce qu’au fond on vous aime.

Allez, on se fait la bise ! Ha non, j’oubliais que vous n’aimez pas ça et je ne me suis pas rasée la barbe ce matin, ni même lavée les dents… Serrons-nous la main par mesure d’hygiène… mais lavez-les quand même après, on ne sait jamais.


About the Author

est écrivain public et passe une bonne partie de son temps à aider les personnes éprouvant des difficultés de rédaction. Elle soutient les écrivains en herbe, rédige, corrige tout ce qui s'écrit. Depuis peu, elle se remet à l'anglais afin d'aider également les nombreux étudiants étrangers anglophones de passage sur Lyon. En parallèle et pour le plaisir, elle tient un blog à tendance littéraire amusant sous le pseudonyme de Louise Artéfact. Elle publiera dès septembre son premier roman en auto-édition. Visit Magalie's Website Visit Magalie's Book Website



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