Voyage

Published on août 9th, 2015 | by Magalie Lopez

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“Tête d’Or”, le parc central de Lyon

Parc_tete_or_animaux_zoo Photo Wikipédia

Le parc Tête d’Or. Photo par Wikipedia.

En 1857, à New York, Central Park ouvrait ses portes. La même année, de l’autre côté de l’océan Atlantique à un peu plus de 6000 km, ouvrait à Lyon son petit jumeau (toutes proportions gardées) : le parc de la Tête d’Or.
Tout comme Central Park pour les new-yorkais, la Tête d’Or est le poumon des lyonnais, un immense espace naturel dans un écrin de béton.
Avec 117 hectares de verdure et de nature (161 terrains de football ou 216 terrains de football américain), le parc de la Tête d’Or est l’un des plus grands de France.

Plusieurs histoires tentent d’expliquer l’origine du nom de ce parc. Selon certains, le nom « Tête d’or » date du temps des croisades quand les Croisés enterrèrent un trésor et une tête de Christ en or à l’endroit où désormais se situe le parc. Selon les autres, lors de la création du parc (autour de 1857), la pelle d’un travailleur heurta quelque chose de dur dans le sol. A sa grande surprise, il déterra une tête de Christ en or. Il ne put cacher sa découverte longtemps à ses compatriotes et des querelles éclatèrent pour le partage du butin. Le visage impassible du Christ se mis alors à pleurer, dépité d’avoir déclenché une telle bagarre et de ses larmes naquit l’immense lac du parc. La tête, quant à elle, fut ensevelie dans les eaux et disparue à jamais. Depuis, vous vous doutez bien que des fouilles ont eu lieu… sans succès. Il semblerait que la ville fit même appel à une voyante, sans succès.

porte des enfants du Rhône Photo Wikipédia

La porte des “enfants du Rhone.” Photo par Wikipedia.

Cependant, ce ne sont pas les trésors qui manquent dans ce parc, des trésors végétaux, des trésors visuels, des trésors odorants, des trésors animaliers : le parc est un trésor à lui tout seul. Vous les découvrirez dès que vous aurez franchi l’une des huit portes permettant l’accès au parc… l’une des plus belles étant la porte des « enfants du Rhône » toute en fer forgé et qui donne sur le lac de 16 hectares.

Situé dans le 6ème arrondissement de Lyon (qui en compte 9 au total), le parc se trouve plus précisément dans le quartier des Brotteaux ce qui signifient « marécages » en lyonnais.
Aujourd’hui, il n’y a plus de marécages mais un superbe parc de style anglais avec d’immenses pelouses, toutes sortes d’essences d’arbres et des myriades de petits chemins qui s’entrecroisent.
Au petit matin, vous pourrez croiser des écureuils qui cherchent leur nourriture dans les herbes hautes, s’aventurent parfois jusqu’à vous pour repartir aussitôt et disparaître au sommet des arbres en s’enroulant autour du tronc.
Un troupeau d’oies marchera peut-être devant vous en se dandinant pour laisser passer une charrette tractée par un beau cheval de trait.
Ainsi, en suivant les écureuils, les oies et le cheval, vous arriverez au parc zoologique.
Des mangoustes curieuses se dresseront sur leurs pattes arrière pour vous voir arriver, tandis que les porcs-épics paresseront sous leurs longs piquants noirs. Economisant leur énergie, les tortues lèveront peut-être la tête pour vous observer alors que les crocodiles ne bougeront pas d’une griffe (mais n’en penseront pas moins). Pendant que le lion rugira au loin, les facétieux singes se moqueront de vous, mimant vos gestes ou vous faisant des grimaces.
Plus loin, dans la plaine africaine, vous serez accueilli par les watusis et leurs immenses cornes. Vous apercevrez quelques zèbres, une girafe et son petit (né le 30 janvier dernier) et aussi quelques échassiers.

Au parc, vous pouvez vous déplacez autrement qu’en marchant, d’ailleurs vous croiserez de très nombreux joggeurs, des cyclistes et autres bipèdes sur roulettes. Les seuls véhicules à moteur autorisés sont ceux du personnel du parc et de la police municipale.
Le parc possède un vélodrome homologué dans lequel la championne française de cyclisme Jeannie Longo a remporté les titres de championne du monde de poursuite et de course aux points.

Les romantiques trouveront un refuge idyllique dans les 5 hectares de roseraies comptant quelque 320 espèces de roses. On ne peut parler des roses du parc sans évoquer Joséphine de Beauharnais, impératrice et épouse de Napoléon 1er, qui fit don à Lyon d’une collection de rosiers en 1805.
Chaque année, au parc de la Tête d’Or, un concours récompense la plus belle rose de France.

Les botanistes, les amoureux de la nature ou tout simplement les curieux adoreront flâner dans les différentes serres du jardin botanique (attention, les horaires diffèrent de ceux du parc).
Avec ses 15 000 variétés de plantes, le jardin botanique du parc de la Tête d’Or est l’un des plus grands d’Europe. Les serres, chaudes et froides, vous feront vous trouver nez à nez avec des plantes carnivores, vous permettront de respirer le doux parfum des orchidées et d’un pas vous feront voyager de Madagascar jusqu’en Amazonie.

Mais le spectacle ne s’arrête pas là, vous aurez beaucoup à découvrir lors de votre balade au parc : des sculptures, des monuments commémoratifs, un théâtre de Guignol, un carrousel, l’orangeraie. Vous pouvez y passer la journée entière puisqu’il y a de quoi se restaurer (restaurants et snacks), de quoi se reposer (des bancs et de l’herbe à foison), de quoi amuser les enfants (parcs de jeux et manège), un petit train pour visiter le parc en restant assis… et en cas d’urgence des toilettes sont cachées sous les arbres aux abords du parc.

Donc, si vous faites escale à Lyon, dirigez-vous vers le parc de la Tête d’Or et faites partie des 3 000 000 de visiteurs qui chaque année profitent des charmes et merveilles de cet endroit de rêve.

http://www.lyon.fr/page/cadre-de-vie/ville-nature/le-parc-de-la-tete-dor.html

http://www.loisirs-parcdelatetedor.com/


About the Author

est écrivain public et passe une bonne partie de son temps à aider les personnes éprouvant des difficultés de rédaction. Elle soutient les écrivains en herbe, rédige, corrige tout ce qui s'écrit. Depuis peu, elle se remet à l'anglais afin d'aider également les nombreux étudiants étrangers anglophones de passage sur Lyon. En parallèle et pour le plaisir, elle tient un blog à tendance littéraire amusant sous le pseudonyme de Louise Artéfact. Elle publiera dès septembre son premier roman en auto-édition. Visit Magalie's Website Visit Magalie's Book Website



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