Interviews

Published on octobre 31st, 2016 | by Tyson Thompson

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L’Élément de l’Art: Une Interview avec l’artiste renommée Chantal Westby

La peintre de renommée internationale Chantal Westby a marqué la scène artistique avec ses œuvres expressionnistes abstraites qui provoquent un large éventail d’émotions. Son utilisation méticuleuse des lignes et goût de l’avant-garde est le plus vivement représenté dans sa série « Après la Tempête, » qui fait une déclaration artistique audacieuse sur la spiritualité. Westby est née et a grandi en France et c’est à Paris qu’elle a obtenu son certificat en création d’habillement. Avec un ensemble unique d’œuvres déjà lié à son nom, Westby s’apprête à s’exprimer dans un projet de collaboration avec le photographe Lénaïc Mercier intitulé # Fiat Lux au début 2017 à la Galerie Agora de New York. Beaucoup plus importantes que ses réalisations dans le monde progressif des beaux-arts, sont ses contributions humanitaires aux pays ravagés par la pauvreté.

Tyson Thompson : Qui ont été vos premières influences en tant qu’artiste ?

Chantal Westby : Ma première influence artistique était en fait Valenciennes, la ville où je suis née. Située dans l’extrême nord la France, elle n’obtient pas le crédit artistique qu’elle mérite. C’est la ville natale de Watteau, elle produit la meilleure dentelle fine du monde, possède des traces visibles de l’occupation romaine et un excellent musée. Mais j’étais plus frappée par l’architecture, car j’ai une approche visuelle de la vie et ai toujours remarqué les détails de mon environnement. La mode a aussi toujours joué un rôle important dans ma vie. Nous n’avions pas beaucoup d’argent, donc j’ai été forcée très jeune à faire beaucoup de mes propres vêtements- que j’ai toujours essayé de rendre aussi beaux que possible-style et beauté ont été très importants pour moi dès le début.

TT : Comment la culture française a-t-elle influencé votre art ?

CW : J’ai passé les 30 premières années de ma vie entièrement en France, et totalement immergée dans sa culture. Alors que j’avais l’engouement d’une adolescente typique pour le contemporain, j’avais également (et ai toujours) un amour pour l’ère de Napoléon- l’Empire et le Directoire. Etant donné que je suis essentiellement une autodidacte, je me suis forcée à apprendre autant que je pouvais sur le style et le design de cette période, en me concentrant sur les vêtements et les meubles en grandissant, et me tournant également vers son art en murissant. Le peintre britannique Turner, par exemple, continue de me fasciner.

TT : Comment votre travail est-il reçu en France ?

SW : Très chaleureusement. J’ai environ 30 œuvres que j’ai commencé à apporter en France il y a environ 5 ans, et auxquelles je continue à ajouter chaque année. J’ai montré ces œuvres à Valenciennes, Paris, Nantes, Nice, Cannes et Monaco (où elles sont actuellement entreposées par mon agent). Je suis également heureuse de signaler que j’ai été en mesure de les vendre à un rythme lent mais régulier. J’ai beaucoup de bons amis en France, y compris des artistes, galeristes et agents, ainsi que des journalistes et attachés de presse, dont les producteurs de « L’Officiel », un magazine influent qui me parraine activement.

TT : Votre travail semble avoir une esthétique éthérée. Est-ce quelque chose qui vous vient naturellement ?

SW : Tout d’abord, merci beaucoup pour le compliment de me dire que j’ai une « esthétique éthérée ». Je suis entièrement d’accord et je pense aussi que cela me vient naturellement. Je recherche la beauté dans mon environnement et dans chaque œuvre artistique que je produis. Il existe un côté moins positif d’une telle esthétique : mes yeux se tournent toujours vers la « tâche » ou le défaut qui semble omniprésent, qu’il soit manifeste ou caché.

TT : Comment la spiritualité se traduit-t-elle dans votre art ?

SW : J’ai une vie spirituelle intense qui, inévitablement, trouve sa place dans tout mon travail. Un journaliste à Nantes a suggéré que mes peintures lui rappelaient William Blake, et un critique respecté ici à New York a fait une observation similaire. Bien que je sois flattée par de telles louanges, j’ai vraiment envie que tout le monde puisse apprécier mon travail. J’essaye de fournir une émotion avec laquelle tous peuvent s’identifier ; de surmonter ma vision personnelle, en un sens, afin de pouvoir établir un lien spirituel avec le spectateur.

TT : Y-a-t-il plus d’acquéreurs d’art aujourd’hui ou y-a-t-il eu un déclin pendant la dernière décennie ?

SW : Je vends plus aujourd’hui, mais j’aime à penser que c’est parce que mes compétences et choix de sujet s’améliorent. Le monde de l’art semble suivre une logique interne : plusieurs peintres très chanceux et talentueux vendent à des prix inouïs, alors que la grande majorité, dont beaucoup peuvent être tout aussi talentueux, passent inaperçus. C’est un travail acharné et une façon difficile de gagner sa vie, mais c’est ma vocation, donc je n’ai pas le choix.

TT : Votre travail semble abstrait mais aussi basé dans la réalité. Comment est-ce que vous comblez le fossé entre les deux ?

SW : Je préfère certainement m’exprimer de façon abstraite plutôt que par un réalisme pur. Cela dit, je trouve que j’ai besoin des deux et des éléments reconnaissables, des silhouettes, objets ou des structures architecturales, trouvent habituellement leur chemin dans mes peintures. Ils viennent tous de mon imagination cependant, et j’ai jamais peint à partir d’un modèle.

TT : Comment votre travail humanitaire dans des pays comme Haïti a-t-il influencé votre art ?

SW : Vous ne pouvez pas visiter et travailler en Haïti sans être influencé par l’expérience. J’ai vu la souffrance et la pauvreté, ainsi que la puissance de la véritable humanité face à une telle privation. J’ai certainement trouvé l’inspiration là-bas, ainsi qu’une cause très digne d’intérêt à soutenir-comme je l’ai fait avec le travail physique d’aider à la réparation des églises et des écoles endommagées, autant qu’avec des dons importants provenant de certaines expositions.

Chantal Westby dirige sa propre galerie et est actuellement basée à Bryn Mawr, Pennsylvanie.
www.chantalwestby.com

Cet article a été traduit en français par Anne-Cécile Baer Porter.

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Peinture de Chantal Westby.

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Peinture de Chantal Westby.

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Peinture de Chantal Westby.


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