Gastronomie

Published on août 15th, 2014 | by Magalie Lopez

1

The « Lyon’s share » !

J’ai grandi dans le Beaujolais, au milieu des vignes, au bord d’une rivière traversant tout le village abrité par un immense château en pierres jaunes. Ces « pierres dorées », lorsque le soleil brille de tous ses feux, pourraient faire passer de petits villages modestes pour de grandes cités d’or.

Lyon, « la grande ville » comme nous l’appelions, était pour moi une impressionnante citée lointaine que je visiterais sans doute « quand je serai grande ».

Salle de la brasserie Georges

Brasserie Georges – Photo par Magalie Lopez

Pour voir briller mes yeux, mon pépé évoquait sa jeunesse, celle où un petit train nommé Le Tacot cheminait en amont du village. Le samedi, il délaissait sa tenue de viticulteur pour ses beaux habits et montait à bord du Tacot, direction la grande ville. Le tacot avançait si lentement que l’on pouvait aisément descendre en marche pour un besoin pressant ou la cueillette d’une fleur et remonter quelques wagons plus loin. Mon grand-père rendait d’abord visite à sa jeune sœur qui tenait un bar dans un quartier de Lyon, puis il allait au théâtre et se rendait ensuite à la Brasserie Georges pour savourer une choucroute et une pinte de bière.

A l’âge adulte, j’ai quitté mon village pour m’installer au-dessus de Lyon et j’ai enfin découvert cette fameuse brasserie.

Elle est sortie de terre en 1836, soit 140 ans avant que je mette pour la première fois le nez dehors (on s’en fiche un peu mais c’était pour souligner l’ancienneté de la chose. Je parle de la brasserie bien sûr, pas de moi, vous l’aurez compris). Son papa, monsieur Georges Hoffherr, était un jeune brasseur alsacien. Il savait que, depuis le moyen-âge, Lyon n’est pas seulement une ville où le vin, le Rhône et la Saône coulaient à flots mais qu’elle était aussi réputée pour la qualité de ses eaux. Et que peut bien faire un brasseur alsacien avec des mètres cubes d’H2O ? De la bière, bien sûr !
Donc, « hop’la » (expression alsacienne typique) il s’installa sur les anciens marécages de Perrache.

Aujourd’hui, le moins qu’on puisse dire c’est que les immeubles alentours ont beaucoup poussé depuis 1836. L’avantage, c’est que la gare de Perrache se trouve juste à côté de la Brasserie Georges. C’est tout bénef pour les voyageurs qui n’ont qu’à sauter dans le premier TGV Paris-Lyon pour se retrouver en moins de trois heures les pieds sous la table et la main sur la fourchette. L’inconvénient, c’est que la gare de Perrache n’est pas de toute beauté, loin s’en faut.

Au milieu de cette jungle urbaine et moderne, l’immense Brasserie Georges semble s’être figée dans les années folles. Fresques, dorures et miroirs ornent les murs et le plafond (700m² sans pilier, tenus par trois colossales poutres en sapin, transportées jadis par chariots à bœufs depuis les montagnes de la Chartreuse) tandis que tables et chaises d’un autre âge remplissent complètement la salle, laissant pourtant encore assez de place pour circuler. Dans cet intérieur, éclairé par d’impressionnants luminaires dont le verre tinte doucement sous l’air ambiant, les clients prennent des airs de voyageurs faisant une pause entre deux trains.

Demi brune et demi dorée

Variété de bières, Brasserie Georges. Photo par Magalie Lopez

Maintenant que nous avons pénétré dans le saint des saints, vous prendrez bien une pinte avec moi en attendant que notre choucroute soit prête ? Sur la droite en rentrant, le bar nous attend. En levant un peu le menton (avant de lever le coude) vous verrez les belles et brillantes cuves de cuivre dans lesquelles sont brassées les bières Georges. Une fois notre demi (40cl) ou notre petit demi (25cl) de Pils, Dorée, Brune ou Saison commandé, lovons nous dans les fauteuils en cuir pour plonger nos lèvres dans la mousse qui nous laissera de belles bacchantes gauloises.

sous verres brasserie Georges

Dessous de verres, Brasserie Georges – Photo par Magalie Lopez

Manger donne soif, mais boire donne faim ! Et si nous passions à table ?
La Brasserie Georges est réputée pour ses choucroutes succulentes et pantagruéliques, garnies de cochonnailles, de poissons, de coquillages et de crustacés, mais ce que j’adore par-dessus tout chez eux, c’est le steak tartare ! Un serveur aussi élégant qu’un discret pingouin sur la banquise, glissera sans bruit jusqu’à vous pour préparer le tartare sous vos yeux ébahis ! Il vous faut admirer les gestes rapides et précis qui vous feront saliver d’envie… mais attendez tout de même que le serveur ait fini son ouvrage avant de dévorer, sinon ce sera moins bon.
Naturellement, on est en France et on fera descendre le tout avec un bon vin… ou une bonne bière (voire deux ou trois mais prévoyez un taxi à la sortie : « boire ou conduire, il faut choisir »).

C’est votre anniversaire ? Pensez à le préciser lors de la réservation car une surprise vous attend… allez, vous m’êtes sympathiques, je vais vous expliquer.
Quand arrivera l’heure tant espérée du dessert (même si vous avez déjà défait le bouton de votre pantalon pour laisser votre estomac se dilater à son aise), les lumières de la brasserie baisseront, se tamiseront. L’orgue de Barbarie que vous avez vu dans l’entrée, entonnera un petit air gai et entraînant. Au loin, une bougie. Sous cette bougie, une omelette norvégienne (autre spécialité de la maison). Sous cette douceur sucrée, la main d’un serveur qui glissera jusqu’à votre table sous les applaudissements de tous (j’ai bien du tous les clients de la salle pleine à craquer !). Si ça ce n’est pas un moment de gloire, je me demande bien ce que c’est ! Inutile de vous cacher sous la table, tout le monde vous a vu et il ne fallait pas dire que c’était votre anniversaire.

How to find remedies online? So it’s no wonder that online pharmacies is becoming more pops over the last years. Few remedies are used to treat emasculation. Topics such as “buy sildenafil citrate online” and “sildenafil 50 mg price” are very pops now. This article focuses on the evaluation of erectile dysfunction and “sildenafil citrate side effects“. Of all the matters in the field of healthcare that pique our note most, it’s sexual health problem, notably “undefined”. Low self-esteem, venous leak, some diseases, and definite medicines can reduce your sex drive. Stress affects all sides of breath including sex drive. People must always ask doctor for professional advice about Viagra. Keep in mind online apothecary which is prepared to sell such medicaments like Viagra without a valid prescription is fraudulent. When you get from an unknown company, you run the risk of getting counterfeit drugs.


About the Author

est écrivain public et passe une bonne partie de son temps à aider les personnes éprouvant des difficultés de rédaction. Elle soutient les écrivains en herbe, rédige, corrige tout ce qui s'écrit. Depuis peu, elle se remet à l'anglais afin d'aider également les nombreux étudiants étrangers anglophones de passage sur Lyon. En parallèle et pour le plaisir, elle tient un blog à tendance littéraire amusant sous le pseudonyme de Louise Artéfact. Elle publiera dès septembre son premier roman en auto-édition. Visit Magalie's Website Visit Magalie's Book Website



One Response to The « Lyon’s share » !

  1. Patrick Caraco says:

    Excellent article sur la brasserie Georges, juste quelques precisions pour ceux qui ne le savent pas ce que vous appellez un “baked Alaska” s’appelle en français une “omelette Norvegienne” c’est juste une appellation differente d’un continent a l’autre ! aussi la brasserie fut reprise je pense apres la seconde guerre mondiale par des brasseurs Lyonnais aussi d’origine alsacienne les freres Rinck , le directeur general de la brasserie Mr Beauvieux y a travaille pendant au moins cinquante ans et Presque jusqu’a son deces , je suis toujours en contact avec un de ses fils, maintenant retraite , qui etait mon expert comptable lorsque et qui reside a Neuville S/Saone.
    Bravo de la part d’un Gone de la X Rousse

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


CAPTCHA Image
Reload Image
Back to Top ↑